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Entretien : la confiance en soi c’est bien, l’excès de confiance en soi moins !

Entretien : la confiance en soi c’est bien, l’excès de confiance en soi moins !

Savoir ce que l’on vaut, c’est bien. Être absolument objectif sur ce que l’on est et ce que l’on peut faire, c’est encore mieux

Par Alice Forgereau, le 29/07/2021
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Si les recruteurs ont bien conscience que la confiance en soi des candidats est souvent mise à rude épreuve au cours de leur recherche d’emploi, elle reste néanmoins un critère déterminant dans leur prise de décision finale.

Comment présenter un profil gagnant le jour-J ?

Un candidat qui parle de ses faiblesses est un candidat qui se connait, qui a réfléchi à ses manques dans le but de s’améliorer.

La confiance : une qualité incontournable 

Bien entendu la confiance en soi ne se décrète pas. Au cours de l’entretien d’embauche, le recruteur évalue votre capacité à se réaliser dans un poste. Dans cette perspective soyez vous-même tout en correspondant en tout point à ce qui est écrit dans votre lettre de motivation et CV. Il n’est pas interdit de reconnaître que vous n’êtes pas à l’aise dans l’exercice de l’entretien mais que vous ne possédez pas moins les compétences requises pour le poste. En effet, amener le recruteur à conclure que compte tenu de votre expérience, de vos compétences et de l’analyse du poste à pourvoir, est primordiale. Cependant, pour mettre en exergue ce sentiment de confiance, vous devez au préalable être convaincu(e) de votre capacité et légitimité à prendre le poste et relever le défi. 

Quand trop de confiance tue la confiance !

La confiance en soi, c’est un peu l’élément-clé, celui qui peut faire la différence en entretien d’embauche. Un recruteur choisira toujours le candidat qui lui semble le plus sûr de lui, de ses compétences : une personne sur laquelle il pourra se reposer, en qui il pourra avoir confiance et qui lui fera ainsi gagner du temps comme de l’argent. Mais de la confiance en soi à l’arrogance, il n’y a parfois qu’un pas à ne surtout pas dépasser ! En effet, quelqu’un qui affiche trop rapidement de la confiance en lui sans une véritable étude préalable des attendus du poste envoie des signaux négatifs au recruteur. Un candidat qui affiche un déni de réalité face à ses limites, aux échecs qu’il a pu rencontrer, aux enjeux et aux difficultés du poste à pourvoir passe pour quelqu’un de prétentieux et crée ainsi un sentiment de suspicion. 

 

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L’humilité, une qualité qui paye

En entretien, les recruteurs s’arrêtent de plus en plus sur la psychologie, le savoir-être et l’intelligence cognitive des candidats, par le biais de l’analyse des soft-skills, qui conditionne leur avenir dans la structure, tant sur le plan de l’intégration que des performances. Le degré d’humilité, la capacité à formuler des critiques sur son propre comportement, à se remettre en question, à dialoguer, à apprendre des autres, sont autant d’éléments sur lesquels les candidats sont évalués, outre leurs compétences. Il est donc réellement important d’y apporter une réponse avant même d’envisager une prise de fonction. Prenez les bonnes décisions : adaptez votre comportement à la structure afin d’être en adéquation avec les valeurs qu’elle soutient en mettant notamment en valeur vos softs skills. La confiance en soi permet de rassurer son interlocuteur, de le convaincre de ses qualités ou compétences. L’humilité vient valider ou non le bienfondé de cette confiance.

Ne pas reconnaître ses faiblesses, prendre un air supérieur, couper la parole du recruteur ou encore avoir un emploi excessif du « Je » sont autant d’attitudes à bannir le jour J.

Alice Forgereau
Responsable communication chez HappyCab x VDC
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