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Faire face à la critique au cab : un exercice en 3 « rounds »

Faire face à la critique au cab : un exercice en 3 « rounds »

Bien que peu plaisante à entendre, la critique constitue un feed-back précieux sur notre façon d’être et d’agir au travail

Par Alice Forgereau, le 07/09/2021
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Vous êtes sensible à ce que l’on dit de vous ? Respirez profondément, essayez de vous décentrer de vous-même pour considérer ces remarques sous un jour uniquement professionnel. En effet, la critique touche directement à notre ego. Elle nous renvoie à notre mode de fonctionnement, nos échecs passés, nos faiblesses et nos perceptions face à ces dernières.

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S'enquérir de l'origine de la remarque et de son objectif

La critique est un signal d’alarme et de ce fait, le premier point à suivre est de s'assurer qu'elle est fondée. Ceci en facilite la gestion et indique comment y faire face. Cependant, on ne réagit pas de la même manière lorsque l'on est mis en défaut par son supérieur hiérarchique, un pair, un des collaborateurs que l'on manage ou encore une personne étrangère au service. Bien qu’il soit tentant d’écouter et d’accepter l'avis d'une personne reconnue "experte" dans le domaine abordé, ou bien que vous considérez comme tel, il est nécessaire d’adopter un comportement raisonné et constructif face à la critique. 

En effet, la critique est une forme d’aide : elle montre que votre interlocuteur s’intéresse à vous et cherche à vous rendre encore plus compétent(e). Par exemple, si votre supérieur vous reproche de ne pas être assez courtois avec les clients, réclamez des exem­ples concrets car une critique ne vaut que si elle est justifiée. Enfin, même une critique en apparence un peu bateau peut s'avérer utile pour démontrer votre professionnalisme. En restant cool face à la critique, vous montrerez à votre boss vos compétences d'écoute et de travail sur soi.

Contenir ses émotions

Tout au long de votre carrière, vous recevrez toujours des commentaires sous une forme ou une autre. Apprendre à faire face à la critique est un élément clé du développement professionnel (et personnel). Pourtant, quels qu’en soient les motifs ou la personne qui la formule, nous percevons toujours la critique comme une agression. En effet, lorsque l'on est critiqué, il peut être tentant de se laisser submerger par ses émotions négatives. Cependant, il faut savoir accepter un reproche s’il est fondé, en gardant à l’esprit que celui-ci ne touche pas notre valeur en tant que personne mais bel et bien le contenu de notre travail. Dans le cas contraire, il est aussi important de manifester son désaccord si l’on estime le reproche infondé, à condition de pouvoir exposer clairement et calmement ses arguments. 

Si néanmoins le ton monte, il est préférable de reporter la discussion afin que chaque partie puisse mûrir ses arguments et afin d’éviter de tomber dans le domaine de l’affect. Lorsque la critique est traitée de manière constructive, cela peut renforcer votre confiance et être extrêmement précieux pour la suite de votre carrière. Ainsi, si votre manager émet des critiques à votre égard, souvenez-vous que cela ne signifie pas forcément qu'il ne vous aime pas ou que vous n'êtes pas assez bon pour le poste. Ce dernier s'assure simplement que vous effectuerez le meilleur travail possible pour la structure. 

 

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Se remettre en question sans s’excuser

Une critique recèle toujours un fond de vérité : une fois passé le stade de l’énervement, elle fournit matière à avancer. Pour cela, posez des questions ouvertes du type "Merci de m'avoir informé qu'il y avait un problème. Pourriez-vous me donner un exemple de la façon dont je pourrais m'améliorer à l'avenir ?" est une excellente idée. 

Si vous ne vous reconnaissez pas dans ce qui est dit, vous avez aussi le droit de poser des questions en reformulant la situation. Demander plus de précisions sur ce qui est attendu à l’auteur des critiques, voire des conseils sur la bonne manière de faire s’il s’avère très pointilleux. Cela permet de discuter intelligemment d’une critique qui nous est faite. Au contraire, en se justifiant on tente d’expliquer à l’autre que son reproche n’est pas fondé, lui faisant implicitement un reproche : on entre dans un cercle vicieux et stérile. Enfin, face à une critique, pas question pour autant de s’excuser, car il est rare qu’on fasse volontairement une erreur dans son travail. 

Pour résister, il est indispensable de savoir garder son sang-froid et prendre du recul. Ce, quel que soit le type de remarque auquel on est confronté.

Alice Forgereau
Responsable communication chez HappyCab x VDC
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