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Rester tard au cab : 3 raisons d’y mettre un terme

Rester tard au cab : 3 raisons d’y mettre un terme

Le présentéisme n'est pas uniquement - ou forcément - la conséquence d'une pression exercée par un groupe. Si vous êtes atteint de ce mal dit « bien français » il est urgent de tenter d’y mettre un terme

Par Alice Forgereau, le 22/06/2021
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Selon une récente enquête, un Français sur trois n’ose pas quitter le bureau avant 18 heures, au point qu’un employé interrogé sur cinq avoue travailler sur des tâches personnelles pour faire passer le temps au bureau. Si certains sécrètent plus de substances, le cortisol par exemple, leur permettant une activité intellectuelle plus tardive, nous ne sommes pas égaux face aux rythmes de travail. 

Le présentéisme à outrance, par peur du qu’en dira-t-on, se révèle rarement productif à terme. Explications en 3 points irréfutables. 

Rester tard au travail, c’est mauvais pour la santé

Qui est réellement à même de rester concentré et productif plus de 10h par jour ? Personne et c’est bien normal car rester tard au travail ne signifie pas forcément qu’on travaille dur. Cela révèle peut être un manque de gestion du temps de votre part qui vous entraîne dans un cycle contre-productif. Ainsi pour rester en forme et engagé dans ses missions quotidiennes il faut bouger, rester mobile, changer régulièrement de position sans oublier de s’octroyer des pauses régulières pour s’oxygéner le cerveau. Lorsque l’on reste tard au travail, il y a fort à parier que cela implique de rester encore plus longtemps dans une position figée, assise le plus souvent. Cette sédentarité excessive a de vraies conséquences sur votre santé physique puisqu’elle augmente, dans la durée, les risques d’accidents cardio-vasculaires. Mais la santé mentale n’est pas épargnée. En effet, rester tard au travail, c’est aussi potentiellement sortir du bureau alors qu’il fait déjà nuit et avoir l’impression de passer à côté de choses essentielles : à terme, de quoi se sentir relativement mal, et fatigué nerveusement. Enfin, tout le monde a besoin de prendre du temps pour soi et se ressourcer. Si vous décidez de rester tard au travail tout cela engendre une mauvaise hygiène de vie qui aura des conséquences néfastes sur votre équilibre vie pro et vie perso. 

 

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La tâche doit être réalisable dans le temps imparti

Vous avez signé un contrat avec un nombre d’heures de travail par semaine indiqué, c’est fait pour être respecté ! S’il y a des horaires spécifiques c’est parce que les missions doivent pouvoir être réalisées dans ce temps imparti. Si tel n’est pas le cas alors que vous vous sentez relativement productif, c’est peut-être que votre service manque de ressources ou que les tâches sont mal réparties au sein de l’équipe.

Dans ce cas, parlez en à votre responsable hiérarchique afin de trouver une solution aux problèmes existants. Posez-vous également ces questions : quels sont vos objectifs à long terme ? Est-ce que le fait de faire des heures supplémentaires vous aidera à atteindre vos objectifs de carrière ? Ou à l’inverse, est-ce que ce « surinvestissement » (quelle qu’en soit la raison) risque de vous fatiguer et de vous en détourner ? Pesez le pour et le contre, adaptez votre niveau d’investissement afin que celui-ci serve à la fois vos ambitions, votre cab et votre bien-être personnel. Même si le choix des horaires n’est pas une réalité fixe et pérenne car votre rythme de travail peut évoluer au cours de votre carrière, savoir définir des créneaux à ne pas dépasser est vital.

 

Déconnecter du cab est un droit et un devoir 

La France est réputée pour être progressiste en matière de droit du travail. Depuis le début de l’année 2017, elle s’est dotée d’une nouvelle loi en faveur du droit à la déconnexion. Il s’agit du droit à des périodes pendant lesquelles les collaborateurs peuvent ne pas répondre aux sollicitations pour le travail. De façon simplifiée, l’application de la loi française passe par l’obligation pour les entre­prises de plus de 50 salariés de négocier avec les représentants salariés, afin de mettre en place des moyens pour permettre la mise en œuvre du droit à la déconnexion.

Cette mesure qui vise à améliorer la qualité de vie au travail, et par conséquent, la performance organisationnelle est un droit à saisir d’urgence pour les professionnels de la compta. En effet, l’effectivité du droit à la déconnexion est dépendante de votre volonté de vous déconnecter des outils numériques, et par exemple, de ne pas regarder systématiquement votre messagerie professionnelle. Comme il est impossible pour le législateur, comme pour l’employeur, de s’assurer que le collaborateur ne mêlera pas vie privée et vie professionnelle car cela relève de sa liberté, c’est bel et bien à vous de veiller à ne pas brouiller les frontières 

Addicts du travail nocturne contre partisans d’un temps de travail plus court ? Il n’y a pas de modèle de bonheur à ériger. À chacun de composer son cocktail ! Mais prendre soin de soi est une reste nécessité absolue. 

Alice Forgereau
Responsable communication chez HappyCab x VDC
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