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Comment accompagner la parentalité au cab ?

Comment accompagner la parentalité au cab ?

Votée en novembre 2020, la durée du congé paternité a doublé en France, passant de 14 à 28 jours (dont 7 obligatoires) depuis le 1er juillet dernier. Cette mesure forte est une grande avancée pour l’égalité des sexes au travail et pour un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Un grand pas donc, mais loin d’être suffisant

Par Alice Forgereau, le 06/09/2021
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La parentalité tient compte de tout ce qui est lié à l’équilibre vie professionnelle et vie privée chez les parents. Après la naissance d’un enfant, le parent doit s’organiser en conséquence : chercher une crèche ou une nourrice pour garder son enfant, faire face à ses nouvelles responsabilités ou encore trouver du temps à accorder à sa famille.

Quelles mesures pour soutenir la parentalité au cab ?

1. Privilégier une organisation du travail flexible 

La vie scolaire des enfants petits et grands rythme le quotidien des parents. Aujourd’hui, même si les missions et responsabilités proposées restent un des critères principaux dans le choix d’un poste, avant de s’engager dans une structure, les collaborateurs sont désormais très sensibles à ce que l’organisation a à offrir en matière de qualité de vie au travail et d’équilibre avec la sphère privée. Ainsi, la qualité de vie au travail ne se résume donc pas à la présence d’un babyfoot et à l’organisation régulière d’afterworks, mais bien à la capacité d’une entreprise à accompagner ses collaborateurs dans leurs différentes étapes de vie, dont celle de la parentalité. 

2. Proposer des places en crèche d’entreprise

Conscients des difficultés des parents de concilier garde d’enfants et activité professionnelle, certains employeurs proposent leur propre système de garde à leurs collaborateurs. Les crèches d’entreprises accueillent les enfants jusqu’à leurs 3 ans. Cela n’implique pas la mise en place d’une crèche sur le lieu de l’entreprise comme cela pouvait être le cas il y a 20 ans. Il s’agit juste de réserver des places pour ses collaborateurs, dans des crèches existantes, à proximité du domicile des collaborateurs - parents. Le coût n’est pas plus élevé que celui d’une crèche collective car il est fixé par la CAF. Mais la mise en place de ces aides relève du bon vouloir de l’employeur (ou du CE). Aujourd’hui, de plus en plus de structures s’engagent en faveur de la parentalité et se sentent concernées par ce sujet de fond. En effet, un parent moins stressé est moins absent, plus investi et plus performant.

 

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3. Mettre à disposition des solutions d’accompagnement scolaire 

Certaines entreprises proposent une aide financière aux parents pour qu’ils puissent souscrire à des réseaux d’accompagnement scolaire, souscrire à un site internet payant ou encore payer un professeur particulier dans le but d’aider les enfants des collaborateurs à réaliser leurs devoirs et soulager les salariés d’un poids. C’est une solution d’autant plus intéressante lorsque la période fiscale s’amorce car les parents collaborateurs peuvent rencontrer des difficultés à accompagner leurs enfants dans l’apprentissage scolaire dans cette longue période de rush.

4. Faire preuve de souplesse, notamment lors des temps forts de la scolarité 

Si pour de nombreux événements familiaux comme une naissance, un mariage ou un décès, le droit du travail prévoit des autorisations d’absence, ce n’est pas le cas lorsqu’un parent souhaite accompagner son enfant à l’occasion de son premier jour de classe par exemple. Cette absence ne sera justifiée que si elle est autorisée par une convention collective ou une autorisation particulière de l’employeur. Certaines conventions collectives, sous certains critères comme l’âge des enfants, le niveau scolaire etc, prévoient des autorisations d’absence pour la rentrée scolaire. Ainsi, la bienveillance de l’employeur et les usages au sein de la structure pour accorder quelques heures de retard au collaborateur à l’occasion d’un concours ou encore de la rentrée de son enfant sont autant de gestes positifs motivant le collaborateur à s’investir.

5. Garantir le droit à la déconnexion

De la même manière qu’il est important de préserver des horaires de travail raisonnables pour tout le monde, il est nécessaire de ne pas solliciter ses collaborateurs le soir, le weekend ou les jours de congé. Il est d’ailleurs fortement souhaitable que cet engagement soit pris pour l’ensemble des collaborateurs. En effet, pour conserver un climat de travail efficace et serein, et pour le respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle garantir le droit à la déconnexion des collaborateurs est indispensable. 

À l’heure où la qualité de vie et les besoins des collaborateurs changent, les entreprises comprennent l’importance d’être à l’écoute et promptes à certains ajustements 

Alice Forgereau
Responsable communication chez HappyCab x VDC
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