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Prévenir et guérir le burn-out des collaborateurs : 5 conseils

Prévenir et guérir le burn-out des collaborateurs : 5 conseils

A condition d'avoir en tête les principaux facteurs de risque, le burn-out peut souvent être évité.

Par Alice Forgereau, le 10/03/2021
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En période de stress, l'organisme libère des hormones du stress, notamment le cortisol et l'adrénaline. À court terme, cela peut momentanément booster nos performances. Mais un excès de stress sur des périodes prolongées a l'effet opposé et peut entraîner une pathologie connue sous le nom de burn out.

Aussi connue sous le nom de « syndrome d'épuisement professionnel », le burn-out est une maladie très contemporaine. Selon l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), le burn-out est défini comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ». ainsi, sans repos ni récupération suffisante, le burn out traduit un épuisement à la fois mental, physique et émotionnel.

Comment gérer un collaborateur qui craque ?

Nos 5 conseils pour faire face.

 


1- Gardez le contact

Il est naturel de vouloir tout faire pour aider quelqu’un à éviter de « se prendre le mur ». Pourtant dans le cas du burn-out, « le mur » que la personne veut éviter, c’est l’arrêt de travail. Or c’est bien souvent la seule solution pour arrêter le cercle vicieux qui s’est mis en place. C’est après cet arrêt que la personne sera prête à remettre en question sa façon de fonctionner au travail et pourra commencer un processus de reconstruction. Dès qu’une absence se prolonge au-delà de six à douze mois, le collaborateur risque une désinsertion sociale. Pour l’éviter, il faut donc agir à plusieurs niveaux : 

  • garder une forme de contact durant la période d’absence, inviter l’employé concerné lors de fêtes spéciales ou d’événements particuliers (même si on sait qu’il y a de fortes chances pour qu’il décline l’invitation)
  • le tenir informé de décisions importantes
  • lui envoyer une carte de prompt rétablissement, etc Le but de tout cela étant, bien sûr, de lui signifier notre appréciation et notre reconnaissance, non de l’accaparer.

 

2- Osez demander

Aujourd'hui, l’entreprise se définit comme une somme d’individus, et non plus comme un tout. Sa performance passe donc par le bien-être et la performance individuelle de ses salariés. qu’ils soient personnels ou professionnels, les problèmes doivent être pris à bras le corps, et générer une véritable prise de conscience collective. Le déni est un mécanisme de protection face aux situations difficiles. Ne pas regarder la réalité en face permet d’éviter de souffrir. N’hésitez pas à vous faire aider vous aussi pour surmonter cette épreuve. Vous pouvez par exemple en discuter avec des proches et/ou lire des contenus sur le sujet.

 

3- Donnez moins de conseils et plus de reconnaissance

La reconnaissance, le sens du travail et le burn-out sont intimement liés. « Reconnaître » un collaborateur, c’est le mettre en valeur non seulement par rapport aux autres membres de son service ou de l’entreprise , mais aussi, le cas échéant, aux yeux des clients ou des partenaires (renforcer son identification par ces derniers, lui déléguer certaines signatures...). Le manque de reconnaissance peut questionner le sens du travail et sa valeur. Le collaborateur a besoin que l’entreprise lui prouve son utilité pour que ce dernier continue à s’investir et être motivé. Un manque de reconnaissance peut entrainer une crise identitaire si l’individu et conduire progressivement au burn-out.

 

4- Célébrez le succès grâce à l’Ad vitam

Contre pied des « post mortem », l'Ad Vitam est une réunion que certaines équipes organisent parfois pour faire le point sur ce qui s’est passé pendant le déroulement d’un projet. Cette pratique, trop souvent orientée vers les problèmes et les difficultés qui ont jalonné le projet est un excellent levier de cohésion d’équipe. Faire un ad vitam ne prend pas nécessairement beaucoup de temps. Cependant, il ne s’agit pas juste de sortir une bouteille de champagne pour fêter une victoire, ou célébrer un succès de l’équipe. Un ad vitam est un exercice « sérieux », qui doit être préparé avec soin.

 

5- Planifiez le retour

Souhaitez la bienvenue d’une façon particulière en y associant toute votre équipe, est une belle marque d’attention pour un collaborateur fragilisé par une absence prolongée. L’implication de la direction permet une implication collective pour ceux qui n’osent pas le faire individuellement.

Faites le point dans les trois jours qui suivent le retour : il s’agit d’un mini bilan sur les motivations et compétences du salarié, au regard de ses missions, pour le remobiliser et l’aider à reprendre ses fonctions. Ainsi, « vous recueillez également des informations sur ce que vous n’avez pas compris auparavant, qui pouvait être facteur de trop de stress pour ce salarié. ». Le but n’est pas de surprotéger, ce qu’il faut éviter comme dit plus haut, mais d’éliminer autant que faire se peut les facteurs de stress qui peuvent l’être, notamment sur des points très concrets comme l’espace ou les horaires de travail, sachant qu’un mi-temps thérapeutique peut, selon la fonction, être mis en place.

 


Le burn-out résulte d’un trop-plein de stress chronique. Alors tentez de prévenir avant de guérir 👌

Alice Forgereau
Responsable communication chez HappyCab x VDC
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