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Tutoiement au cab, ça vous parle ? Résultats sondage

Tutoiement au cab, ça vous parle ? Résultats sondage

Faut-il laisser le "tutoiement" à la porte de son travail ?

Par Alice Forgereau, le 22/02/2021
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Si dans certains pays on ne se pose pas la question (merci la forme unique !), se tromper entre le “tu” et le “vous” peut être un véritable impair en France, surtout en entreprise ! Mais le «tu» se démocratise au travail et c’est souvent l’une des premières règles qu’apprend le nouvel arrivant dans une équipe: « Ici on se tutoie». Si certains salariés sont favorables à des relations professionnelles plus décontractées en employant le « tu », d'autres préfèrent maintenir une certaine distance via le « vous ».

Quand est-il pour les pros de la compta ? 🔥

 



Le « tu » n’est pas mort !

Tu ou vous ? Faut-il tutoyer ou vouvoyer son interlocuteur ? C’est ce genre de détail qui fait la beauté et la richesse du français, mais aussi sa complexité. Quel pronom utiliser en fonction du contexte ?

Pour avoir une idée plus précise des us et coutumes dans le secteur de la comptabilité, nous sommes venus à votre rencontre sur nos réseaux sociaux. A la vue des 765 votes pour « Oui », il apparaît que le tutoiement est largement majoritaire.

 

854 votes : 765 Pour 🔥, 89 contre 🙅‍♀️

854 votes : 765 Pour 🔥, 89 contre 🙅‍♀️
 

En effet, aujourd'hui, le vouvoiement recule et le tutoiement devient une sorte d'institution tendance. Le vouvoiement apparaît comme froid, distancié et ringard, peu approprié à la collaboration et à l'épanouissement professionnel (et personnel) alors que, le tutoiement serait synonyme de dynamisme, d'échange et de rapidité. Le but est d’estomper les différences hiérarchiques et de considérer que tout le monde est sur le même pied d’égalité (ou, au moins, d’en donner l’impression). Ainsi, c’est aussi sa/son responsable qu’on est amené à tutoyer. Pour certains, il se peut que ce soit impensable. Pour d’autres, c’est gratifiant et motivant.

Il a également été prouvé que le tutoiement améliore l’esprit d’équipe et la créativité : en faisant tomber les barrières de la distanciation sociale, le tutoiement créé un sentiment d’appartenance et fédère le groupe. 

Ainsi, pour les collègues, ce n’est en général pas un problème. Autour de la machine à café, pas de vouvoiement entre collègues : seuls 2% des salariés ne valident pas le fait de s’adresser à ses collègues en disant « tu » selon une étude menée par Hello Workplace en 2019. Mais la question se pose pour le manager, et les habitues varient d’un cab à un autre.

 



Tutoyer son boss ?

Si la/le boss fait effectivement partie de l’équipe, ce(tte) dernier(e) se trouve à mi-chemin entre collaborateurs et Direction. Il faut bien garder en tête que le tutoiement en entreprise ne doit pas avoir pour but de supprimer la barrière entre l’individu et le professionnel. Il n'est pas question de « copinage » ou « d’amitié forcée ». Les collaborateurs, hommes comme femmes, préfèrent sans conteste le « vous » avec leur supérieur. 

 

 

La fréquence du tutoiement est donc plus un marqueur social subtil qu’une réelle preuve de proximité entre les individus. Il met en évidence la différence entre groupes sociaux, entre hommes et femmes, ainsi qu'entre jeunes et moins jeunes. La recherche de proximité n’est donc pas systématiquement acceptable et acceptée en fonction du profil des collaborateurs.

 



Le piège du « tu » : 3 conseils pour s’en extirper

Se dire « tu », c'est un peu faire comme si tout le monde était à égalité dans un monde où la hiérarchie reste pourtant prépondérante. Mais le tutoiement conventionnel, imposé, atteint parfois ses limites. Avec sa proximité supposée, il peut facilement fausser les rapports et placer les salariés dans des situations d'insécurité, voire de stress. Pour éviter les situations de malaise, certains collaborateurs usent de stratagèmes pour ne pas avoir à faire de choix :

 


Quelques conseils pour ne pas "tuvouyer"

Conseil #1 : Tenir compte des us et coutumes de l'entreprise ou du secteur

Dans le doute et en l'absence d'indication claire, il est préférable de dire « vous » et d’attendre l'invitation de passer au « tu ».

Conseil #2 : Éviter de passer du tutoiement ou vouvoiement et inversement

À la suite d’un conflit, chacun reprend généralement ses distances et l’on se re-vouvoie. Deux inconvénients à ce repli sur soi : c’est un « tu » hypocrite qui a conduit au malaise lorsqu’on l’abandonne. Cet état de fait est aussi un signe de faiblesse, puisqu'en cas de difficulté, vous passerez alors à un « vous » refuge. Prenez votre   temps : le « tu » est un chemin de non-retour !

Conseil #3 : Choisir ce qui nous convient le mieux

Conservez l'expression qui vous est la plus naturelle... quitte à la faire évoluer avec le temps c'est la meilleure des solutions… ! Mais il est également possible de vouvoyer et d'appeler son interlocuteur par son prénom, ce qui constitue une solution intermédiaire de rapprochement. 

 

Avec l'aplatissement des hiérarchies et le travail transversal, le « tu » construit et renforce la cohésion. Cependant, le meilleur conseil que l’on puisse vous donner c’est de suivre votre feeling 😉👌

Alice Forgereau
Responsable communication chez HappyCab x VDC
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Tutoiement en entreprise